- Rythme74 · plutôt nerveux
- Chaque heure dure moins de deux minutes. Trois ou quatre Choses avancent en même temps depuis les coins de la chambre et il faut balayer sans arrêt. Le tic-tac du réveil sert de métronome et accélère de 120 à 150 BPM entre 1 h et 5 h 59.
- Exigence49,8 · entre les deux
- Quand une Chose touche le lit, l'enfant se redresse, la lampe tombe et on reprend au début de l'heure (une à deux minutes perdues). Après deux échecs dans la même heure, une Chose ne vient plus, sans que le jeu le dise.
- Ton69,2 · plutôt inquiétant
- Les objets familiers d'une chambre (le manteau sur la chaise, l'armoire, le rideau, le dessous du lit) bougent dès qu'on ne les regarde plus, et on entend des frôlements à gauche et à droite. On n'entend aucun cri et on ne voit aucun monstre en entier. La fin est tendre : la lumière revient et ce n'était qu'une chambre.
- Récit26 · plutôt muet
- Le texte se limite à environ huit lignes, toutes dans le décor : l'écran du téléphone (« Coupure secteur · retour prévu 6:00 »), le thermomètre (39,4 puis 37,1), le réveil, et cinq phrases chuchotées par l'enfant entre les heures (« Tu restes ? », « Si tu éteins, ils voient pas. »). Le dessin punaisé au mur se complète d'heure en heure et raconte le reste.
- Échelle21,2 · plutôt intime
- Une chambre d'enfant, une chaise, un lit et une seule nuit, vue depuis la chaise du parent. On ne sort jamais de la pièce.
- Forme64,4 · entre les deux
- La lampe torche est un verbe connu, mais chaque heure ajoute une règle qu'on n'énonce pas : l'armoire ne bouge que si on l'éclaire, le faisceau faiblit quand il reste fixe, et ce qui est sous le lit avance tant que la lampe est allumée. On les apprend en échouant, et une phrase de l'enfant sert d'indice pour la plus étrange.
- Image30,8 · plutôt épuré
- Trois couleurs : un bleu-noir d'encre, le jaune crème du faisceau et le vert de cire des crayons de l'enfant. Les objets sont des aplats simples qu'on ne découvre que dans le cercle de lumière, et le reste de l'écran est presque vide.
Le thème
Une nuit de nouvelle lune, le courant est coupé dans tout l'immeuble. Un parent veille son enfant fiévreux avec une lampe torche. Dans le noir, le manteau, l'armoire, le rideau et ce qui est sous le lit avancent vers le lit. À 6 h, la lumière revient et ce n'était qu'une chambre.
La mécanique
Plan fixe depuis la chaise. On vise le faisceau à la souris, au doigt ou aux flèches ; espace, clic ou tap allume et éteint la lampe. Ce qui est éclairé se fige et recule, ce qui est dans le noir avance. Chaque heure ajoute une règle qu'on ne dit pas : l'armoire ne s'ouvre que si on l'éclaire, le faisceau faiblit s'il reste immobile, ce qui est sous le lit avance tant que la lampe est allumée. Si une Chose touche le lit, on reprend au début de l'heure.
Palette
Bleu-noir d'encre #0d1220, faisceau crème #f3e6b8, vert de cire #6fae7a pour le dessin de l'enfant, le réveil et le thermomètre. Aplats ardoise. Caveat, l'écriture d'un enfant. Tendu, chaud au centre, froid sur les bords.